Les Baigneuses de La Ciotat

Rédigé le 03/03/2026
Hervé Matras

“Les Baigneuses de La Ciotat”

Cecile Colombo & Emilie Gautrey Ferrer

Vernissage le 5 mars 2026 à partir de 18h30

Terrasse en ville, 87 Av. Maréchal Gallieni,

13600 La Ciotat

TERRASSE EN VILLE AIME PROVOQUER DES RENCONTRES,
CELLE DE LA PEINTRE CÉCILE COLOMBO ET DE LA SCULPTRICE EMILIE GAUTREY FERRER DONNE NAISSANCE À UN DIALOGUE INATTENDU :
DES BAIGNEUSES AUX FORMES GÉNÉREUSES SE RÉPONDENT, GRAPHIQUES, IRONIQUES ET TENDRES.

Terrasse en ville aime exposer les artistes mais surtout provoquer des rencontres et il aurait été dommage de ne pas provoquer celle-ci. La mise en place des sculptures d’Emilie Gautrey Ferrer devant les peintures de Cécile Colombo apporte à la muséographie une dimension inattendue par le rapprochement graphique ironique et onirique de ces baigneuses aux couleurs et aux cœurs tendres. D’un côté les peintures de Cécile, des baigneuses en rang d’oignon exposent décomplexées les volumes de leurs corps magnifiés dans leurs maillots colorés et fleuris. De l’autre à nouveau ces corps de baigneuses métamorphosées en sculptures vivantes aux rondeurs, de taille réelle. Et c’est le public cette fois qui va à la rencontre de ces personnages étranges et familiers qui se ressemblent, se rassemblent et finissent par prendre vie. Une exposition enthousiasmante à l’approche du printemps.

Cécile Colombo suit les cours d’Art Appliqués aux Beaux- Arts et une formation de plasticienne d’Environnement Architectural et de Décoration Urbaine. Installée à Gémenos, elle travaille en technique mixte. Ses toiles, préparées en papier marouflé, mêlent papiers, tissus, encres et peintures délavées. Elle y dessine à l’encre de Chine, au brou de noix ou à l’acrylique, rehaussant les couleurs de pastels. Ces superpositions créent un univers léger et poétique. Inspirée par la Méditerranée, son travail se décline aussi sur coussins, voiles de bateaux et céramiques. Ses plats, bols et sculptures rencontrent un vif succès. Ses « Baigneuses », des femmes en tenue de plage, généreuses de formes et bien dans leur peau sont devenues emblématiques.

Après vingt ans comme professeure des écoles en maternelle, Emilie Gautrey Ferrer a gardé de l’enfance le goût du jeu, de la liberté et de l’imaginaire. Elle a commencé par peindre, puis a écrit pour les enfants, avant de se tourner vers la sculpture. De ses mains sont nées de grosses bonnes femmes en papier, généreuses et expressives, parfois grotesques mais toujours poétiques, qui prennent leur place sans s’excuser. Entre humour et tendresse, ces corps interrogent notre regard sur la féminité et invitent à une rencontre sensible, joyeusement indocile. A travers la gravure, Emilie Gautrey Ferrer transporte aujourd’hui son univers vers de nouveaux horizons.

@cecilecolombo @Emilie.gautrey_ferrer