Expo Confluence-Echos intemporels

Rédigé le 04/11/2026
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nvitation au vernissage

jeudi 5 novembre à 18 h

« Deux matières, deux regards, et le voyage comme langage commun. »


Terrasse en Ville Montolivet

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De Tunis à Marseille, Sellama et Laurence font dialoguer peinture et céramique dans une exposition nourrie de leurs voyages. Deux parcours, deux matières et un même goût pour les formes, les visages et les cultures du monde. Une rencontre, une aventure artistique.

Tout commence à Tunis, dans un atelier de modelage. Sellama et Laurence s’y rencontrent par hasard. L’une peint, l’autre sculpte. Elles partagent bientôt davantage qu’un goût pour la matière : une curiosité pour les cultures, les paysages et les formes rencontrées en voyage.

Sellama, tuniso-suisse, a étudié l’architecture à l’École polytechnique fédérale de Lausanne. De cette formation, elle a conservé le sens de la composition, des rythmes et des équilibres. Mais sa peinture, libre et intuitive, laisse aussi place à l’émotion. Du Mozambique au Soudan, du Panama au Sénégal, jusqu’à Rome où elle vit, ses déplacements ont enrichi un vocabulaire fait de fragments, de collages et de signes. Sur le papier, les couleurs s’assemblent en mosaïques, les formes se répètent, se dérobent et dessinent des silhouettes familières.

Laurence, Marseillaise, a découvert la sculpture lors d’un séjour en Grèce, il y a plus de quinze ans. Ses années passées en Algérie, au Chili, au Canada ou en Tunisie ont nourri son lien au vivant. Elle travaille l’argile, expérimente les engobes, les émaux et le raku, associe bois flotté et fibres naturelles à ses pièces. De ses mains naissent des figures expressives, des visages aux traits stylisés, des présences qui semblent venues d’ailleurs sans origine précise. Une œuvre traversée par son attention à la nature et à sa fragilité.

Leur première aventure commune prend forme en mai 2025 à l’Institut français de Tunis, lors de l’exposition collective « Brut : Regards croisés ». Malgré leur départ de Tunisie, les deux artistes poursuivent leur dialogue. Avec « Confluence : échos intemporels », elles choisissent cette fois de confronter leurs univers et de déplacer leurs habitudes.

À regarder les œuvres, la parenté apparaît. Les motifs fragmentés des peintures évoquent des tesselles, tandis que les reliefs des céramiques semblent prolonger le geste du pinceau. Ici, un visage répond à un autre ; là, un rouge terreux rencontre un rose éclatant ou un vert profond. Ensemble, les deux artistes inventent un territoire sensible et partagé, à la croisée des souvenirs, des matières et des continents.

Vernissage Jeudi 5 novembre à partir de 18h. Terrasse en Ville Montolivet, 4, bd Bigonnet 13012 Marseille.

Exposition jusqu’au 31 mai

@laurence.bauza.peyron

@sellamaessayem